Des diaporamas d’auto-apprentissage ?

Ce nouvel article qui fait suite à les diaporamas : généralités et le diaporama support de cours ou d’exposé oral propose de réfléchir sur ce que j’appelle « diaporamas d’auto-apprentissage« .

On peut imaginer qu’il pourrait s’agir d’un outil efficace à utiliser par un élève (ou un adulte) pour s’approprier une question car :

  • il le lit à son rythme
  • Il peut prendre des notes
  • Il peut l’utiliser pour répondre en même temps à un questionnaire

Dans quelles circonstances pourrait-on utiliser un tel type de diaporama ?

  • Pour obliger les élèves à débroussailler les éléments importants d’un chapitre à la maison (ou au cours d’une séance en salle multimédia)
  • Pour réviser un chapitre qui existe aussi sous forme de polycopié papier
  • Pour  rattraper un cours

Pourquoi de l’auto-apprentissage ?

Parce qu’il faut reconnaître que dans le contexte actuel –classes nombreuses, hétérogénéité des niveaux scolaires, difficultés de concentration en cours- espérer faire un cours « classique » où l’on peut à la fois analyser des documents, expliquer et faire noter une trace écrite suffisamment élaborée aux élèves devient de plus en plus difficile ! Or en histoire-géographie notre objectif est d’abord un objectif en terme d’écrit (et, en plus, en géographie en terme de cartographie)… et maintenant avec la réforme il faut aussi que nous fassions davantage d’oral

Il est donc essentiel qu’un élève puisse noter précisément un certain nombre d’éléments sur son cahier pour pouvoir ensuite être capable de les réutiliser à l’écrit.

Moins d’erreurs de copies ?

Or on se rend compte que les erreurs de copies sont de plus en plus fréquentes même au stade du lycée quand un élève copie au tableau. On peut espérer qu’un élève au calme et à son rythme est capable de recopier correctement les éléments de connaissances qu’il est amené à mémoriser.

Pourquoi mémoriser ?

La disponibilité immédiate de l’information sur Internet grâce à un téléphone portable ou une tablette a conduit à croire qu’il n’y aurait plus besoin de mémoriser quoi que ce soit dans le monde de demain. Pourquoi un élève d’aujourd’hui devrait-il se « farcir la tête » de dates, de personnages, de localisations ?

En réalité la mémorisation des ces connaissances de base sert de table des matières à notre cerveau et lui permet justement d’être capable sur Internet de vérifier ou de préciser quelque chose dont on a déjà une idée très générale.

Faute d’avoir en tête une telle architecture de la connaissance, on se perd sur Internet.

Que va-t-on mettre dans un tel diaporama ?

Dans notre présentation introductive sur les diaporamas nous avions suggéré :

  •  de ne jamais mettre plus de 8 lignes de texte, soit environ 2 à 3 phrases
  • de faire en sorte que les mots ou les expressions les plus importants soient mis en valeur (gras ou couleur)

On va aussi réutiliser un certain nombre d’éléments qui ont  été proposés dans la présentation «le support d’exposé oral » : mettre une seule image, un seul graphique, un seul schéma à la fois. Mais cette fois, il va falloir rajouter des diapositives de texte pour commenter et remplacer ce qu’on dit à l’oral.

La conséquence est donc qu’un tel diaporama d’auto-apprentissage est éventuellement très long (plusieurs dizaines de diapositives).

À la différence d’un polycopié les mots les plus importants sont non seulement mis en valeur (par de la couleur ou du gras) mais aussi explicités.

Je préfère utiliser le terme « expliciter » que celui de « définir » : définir est une opération intellectuelle très difficile qu’un élève est rarement capable de faire seul quand il n’a pas appris par cœur une définition. Or apprendre par cœur une définition n’est pas facile car les définitions sont souvent courtes, tous les mots en ont été pesés et en changer un seul modifie le sens.

Nos élèves ont donc du mal à admettre que nous comptions « faux » une définition quasiment juste mais où un mot a été omis ou remplacé déformant irrémédiablement le sens de la définition.

Dans ces conditions il est plus pertinent de vérifier qu’ils savent utiliser les termes importants de manière précise dans une phrase et non en donner la définition.

Pour un grand élève de Première ou de Terminale un tel format, même s’il ne l’a déroulé assez rapidement que deux ou trois fois peut lui permettre ensuite beaucoup plus facilement de mémoriser qu’un polycopié sous forme papier  et justement peut être une introduction avant de s’approprier un polycopié.

Quelques exemples de diaporamas de ce type

Proposer de tels outils est bien joli mais concrètement à quoi cela peut-il ressembler ?

  • Un diaporama qui reprend la teneur de cet article : diaporama d’auto-apprentissage (Permet-il plus facilement et plus rapidement d’assimiler ce qui a été écrit précédemment,  je n’en suis pas certaine pour un adulte qui lit beaucoup, mais c’est possible pour un élève car le format est moins compact et il n’y a pas de distraction)

 

  •  Un autre pour des Terminales qui doivent débroussailler le chapitre « Les États-Unis et le monde depuis 1918 » : il n’y a aucune illustration (on renvoie l’élève à son manuel) ; ce diaporama est long (trop sans doute) et donc n’est utilisable que si on prend des notes pour retenir le cadre chronologique : Les États-Unis et le monde depuis 1918

 

 

 

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