Angoulême, la BD et l’histoire

La dernière journée d’excursion de l’APHG Poitou-Charente, nous avait conduits en septembre dernier à Angoulême : (voir la présentation de cette journée Angoulême de la terre au ciel.)

Angoulême vient de vivre le week-end dernier (dernier week-end de janvier qui est devenu le créneau habituel) son 46e festival international de la bande dessinée.

Cette manifestation, née en 1974 dans une modeste ville de province frappée par la désindustrialisation,  a progressivement connu un développement considérable  et acquis une notoriété internationale, parallèlement à l’essor de  la bande dessinée. Le festival d’Angoulême accueille chaque année un nombre de visiteurs très important (impossible de trouver un ordre de grandeur récent : en 2012 il était apparemment de 220 000 et semble en progression même si le tarif d’entrée peut paraître élevé – 25 Euros le samedi, 19 Euros les autres jours et que les files d’attente sont considérables à cause des mesures de sécurité liées au plan Vigipirate).

Le palmarès 2019 est effectivement  très international : le « Grand Prix » (qui récompense un auteur pour l’ensemble de son œuvre) attribué à une Japonaise, Rumiko Takahashi (née en 1957, dessinatrice de mangas), le « Fauve d’Or » (attribué à un album de 2018) à l’Américaine Emil Ferris (née en 1962 à Chicago) pour Moi, ce que j’aime c’est les monstres.

Rumiko TAkahashi

Un des mangas de Rumiko TAkahashi Grand Prix du Festival d’Angoulême 2019 : Inu-Yasha (56 tomes)

Perçue initialement comme un genre très mineur, destiné aux enfants, la BD a progressivement élargi son public, son champ d’exploration, ses manières de faire.

La bande dessinée est désormais prise au sérieux, ce qui explique la visite du Ministre de l’Éducation Nationale M. Michel Blanquer et du Ministre de la Culture à Angoulême.

Cela explique aussi la présence à Angoulême d’un « Campus Image » rassemblant un certain nombre d’écoles privées et quelques rares formations publiques souvent  très sélectives :

  • le lycée de l’image et du son d’Angoulême (LISA)  qui offre des BTS très sélectifs et un nouveau diplôme à la rentrée 2019  en 3 ans le  DNMADE  (Diplôme National des Métiers d’Arts et de Design) « Graphisme ».
LISA.jpg

Le LISA (Lycée du son et de l’image d’Angoulême), un des rares établissements publics en France (le seul dans l’académie de Poitiers) à proposer des formations dans ce secteur (voir le lien vers le site de l’ONISEP et les écoles supérieures d’arts appliquées

  • l‘IUT d’Angoulême (qui est rattaché à l’Université de Poitiers) qui propose un DUT Métiers du Multimédia et de l’Internet (MMI) et plusieurs licences pro dans ce secteur (journée portes ouvertes le 9 mars 2019).

 

Un certain nombre de professeurs d’Histoire-Géographie ont commencé depuis des années à se demander si la BD ne pouvait pas être également un outil pour enseigner l’histoire.

C’est forts de cette conviction que l’APHG Poitou-Charentes  vous convie mercredi 13 mars 2019 à Niort à une Journée de formation : « Histoire et bande dessinée : l’exemple de la Guerre d’Algérie » dont vous trouverez tous les détails sous l’onglet Actualités et événements ou dans l’article Histoire et bande dessinées l’exemple de la Guerre d’Algérie

 

 

 

Histoire dessinée Guerre d'Algérie.jpg

Un des ouvrages présentés lors de la journée du 13 mars 2019

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