Les trois ports La Rochelle en 2018 (I)

Ce début d’octobre 2018 est l’occasion pour la ville de La Rochelle d’accueillir ses nouveaux habitants ainsi que ses nouveaux étudiants en leur proposant une petite visite en bateau à l’occasion de la 2e édition du  Student Bay

L’occasion pour l’APHG Poitou-Charentes d’actualiser un article sur le port de commerce de La Rochelle, article que nous avions mis en ligne en 2016 sous une forme peu pratique à lire sur écran (pdf) et d’y rajouter quelques graphiques.

Ce premier article porte sur le port de commerce dont le nom officiel est « Port Atlantique La Rochelle ». Nous évoquerons ultérieurement  le port de plaisance (sur lequel existe déjà un article sur notre site qui n’est pas non plus sous une forme très pratique à lire) puis le port de pêche.

vue générale

Vue générale du Port Atlantique La Rochelle (site officiel du port) : au premier plan le pont d’accès à l’île de Ré, le polder en cours d’aménagement de la Repentie, le môle d’accès (et le terminal pétrolier). On distingue à l’arrière-plan le bassin à flot, le port de pêche, le chenal d’accès au Vieux Port et le port de plaisance des Minimes

Quelles sources ?

Le site officiel du Port Atlantique La Rochelle est foisonnant comme tous les sites du même type et a pour principal cible ses utilisateurs et non des apprentis géographes ou des curieux qui souhaiteraient comprendre et réfléchir sur la manière dont un port moderne fonctionne en ce début du XXI e siècle, d’où les quelques remarques qui suivent, rédigées suite à la journée portes ouvertes du 14 juin 2015 et accompagnées de documents plus récents sur le trafic 2017.

La transformation d’un port à l’ère de la mondialisation

Il fut un temps où les Rochelais et tout particulièrement les habitants de La Pallice, ce quartier portuaire à l’ouest de la ville né à la fin du XIX e siècle, avaient l’habitude le dimanche de se promener le long des quais, avec chiens et landaus, de pêcher, de traîner aux abords de l’imposant blockhaus de la base sous-marine datant de la Seconde Guerre Mondiale.

Ce temps est révolu depuis 2006 date à laquelle le port de commerce de La Rochelle quitte la tutelle de la Chambre de Commerce et d’Industrie, devient port autonome à l’instar des autres grands ports français (Marseille, Le Havre…) et se met aux normes de sécurité internationales réclamées par l’U.E.  et les États-Unis, suite aux attentats du 11 septembre 2001.

Désormais le port de commerce est enserré par un grillage imposant et les entrées y sont strictement contrôlées. A l’inverse, le nouveau port de pêche avec ses cabanes très colorées qui jouxtent au sud vers Chef de Baie le port de commerce, est libre d’accès. Mais il est totalement coupé du quartier d’habitation de La Pallice.

Pour les Rochelais, la fermeture du port de commerce a eu pour conséquence de leur faire perdre le fil des transformations qui s’y sont produites ces vingt dernières années et qui continuent à s’y produire.

Pourtant notre port de commerce désormais rebaptisé « Port Atlantique La Rochelle » est entré de plein pied dans la mondialisation même si, avec ses 8,8 millions de tonnes de marchandises transportées, c’est un petit port à l’échelle européenne et mondiale

Le lien ville-port

La transformation urbaine du quartier anciennement industriel de La Pallice est spectaculaire avec comme point focal le secteur où se trouve l’Intermarché entièrement rénové et qui a inséré dans son architecture la cheminée d’une ancienne usine textile. Ce quartier présente un certain nombre de petits ensembles neufs (notamment d’habitat social) mais aussi des bâtiments à usage tertiaire (bureaux, cabinets médicaux) du fait du classement de ce quartier en zone franche.

Un élément architectural fait le lien entre ce quartier d’habitation et le port : la nouvelle salle de spectacle de la Sirène inaugurée en 2008. Elle est installée dans un ancien grenier à grain du port, surmontée d’une structure en forme de voilure jaune et noir (aux couleurs de l’équipe de rugby rochelaise). Le cabinet d’architecte du projet est le même que celui à l’origine, à Nantes, de la réhabilitation de l’ancienne biscuiterie LU devenue un centre culturel nommé Le Lieu Unique.

Le port de la Pallice, un port né à la fin du XIX e siècle et confronté à l’augmentation continuelle du tonnage des navires

Le site du portuaire de La Pallice est récent, il ne remonte qu’à la fin du XIX e siècle. Les études sont menées dans les années 1870 par un ingénieur hydrographe (Bouquet de la Grye) qui a laissé son nom à l’un des quais (le quai sud). Le port – à l’époque un bassin à flot avec une écluse et deux formes de radoub– est inauguré en 1890 par le président de l’époque Sadi Carnot (qui a laissé son nom à l’autre quai : le quai nord ou quai Carnot).

La construction s’explique par le fait qu’en cette fin du XIX e siècle, le tonnage des navires ne fait qu’augmenter. C’en est terminé de la navigation à voiles : on est passé à des cargos et paquebots à vapeur puis à propulsion diesel. Le Vieux Port de la Rochelle utilisé depuis le Moyen Age ainsi que le bassin à flot des chalutiers plus récent avec son chenal d’accès à faible tirant d’eau est donc inutilisable.

Au XX e siècle et plus encore au XXI e siècle les navires de commerce sont d’une autre dimension avec des tirants d’eau de 12 voire 15 m, des longueurs de plus de 330 m, des largeurs de plus de 30 m : on atteint un gabarit qualifié d’ « overpanamax » : ces navires de commerce voire de croisière ne passent même plus dans le canal de Panama (qui est en cours d’élargissement pour ce motif).

Le problème des marées et les solutions techniques adoptées

céréaliers port La Rochelle

Une remarquable photographie du Sud Ouest (non libre de droits de Xavier Leoty) qui montre au premier plan le port de service (où on trouve remorqueurs,  vedettes des douanes et des pilotes), à l’arrière-plan le chargement des céréaliers au quai Lombard (accessible en permanence). La photo est prise depuis la terrasse panoramique de la Maison du Port avec une profondeur de champ qu’un appareil photographique amateur n’est pas capable d’obtenir.

 

Un problème qui se pose dans la plupart des ports du monde est lié à la marée : le marnage (c’est-à-dire la différence entre le niveau de la haute et de la basse mer) est à La Rochelle de l’ordre de 4 à 5 m ce qui est déjà considérable même si le marnage peut-être beaucoup plus fort (12 m par exemple dans la baie du Mont Saint Michel).

Or il est hors de question qu’un gros navire de commerce d’aujourd’hui puisse s’échouer : il se déformerait ou se casserait…  Il n’en est pas de même d’une petite embarcation qui peut venir s’échouer sur la grève sans dégâts (ce qu’on voit à Port Neuf ou même dans le Vieux Port où les petits voiliers se posent sur le fond à marée basse).

Il n’est pas non plus très pratique de « mouiller » dans un port (c’est-à-dire de jeter l’ancre dans une rade) et de charger et de décharger à l’aide de barges ou de petites chaloupes… ce qui était le cas fréquemment jusqu’à la fin du XIX e siècle. Ainsi le port de Casablanca au Maroc a fonctionné de cette manière au début du XX e siècle avant que le gouverneur Lyautey ne mette en œuvre les travaux (digues de protection et quais) qui en font aujourd’hui le plus grand port du Maroc.

C’est surtout impossible dès que les marchandises deviennent volumineuses, très lourdes… on a besoin de palans, de grues fixes et sur rail…

Pour faire face à cette difficulté il existe trois possibilités : la plus coûteuse (mais la plus pratique consiste à créer un bassin à flot avec une écluse. Le niveau de l’eau est maintenu à peu près constant, ce qui permet une fois le navire accosté de ne pas avoir à resserrer ou desserrer les amarres au fur et à mesure que la marée monte et descend et pouvoir ainsi rapidement charger et décharger un navire. Mais pour cela il faut construire une écluse c’est-à-dire un sas d’entrée avec deux portes.

Celle de La Rochelle a une dimension qui correspond aux tailles des navires de la fin du XIX e siècle : un peu plus de 160 m de long pour 22 m de large.

La deuxième solution est moins onéreuse : on crée un bassin à flot mais avec une seule porte et non une écluse. C’est-ce qui existe au bassin des chalutiers, près de la Médiathèque dont la porte vient d’être refaite. L’inconvénient est qu’on ne peut entrer et sortir du port qu’à marée haute. Actuellement le bassin à flot du port de La Pallice fonctionne ainsi car une des portes de l’écluse est en panne !

La troisième solution consiste à créer un avant-port plus proche de l’océan et qui n’est pas soumis à la marée mais néanmoins à l’abri des tempêtes (car c’est la vocation première d’un port que de protéger les navires des tempêtes !) Cela permet d’avoir un tirant d’eau plus important, de pouvoir accueillir des navires de plus grand gabarit et gagne du temps de déchargement puisque la manœuvre qui consiste, à l’aide du pilote, à entrer dans une écluse est toujours plus longue et délicate. C’est le cas dans le port de La Rochelle au môle d’escale, au terminal de Chef de Baie comme à celui de l’anse St Marc.

Dans le contexte actuel de mondialisation, les ports les plus intéressants à l’échelle mondiale sont aujourd’hui ceux où les temps d’accostage et de chargement/déchargement sont les plus courts… A ce titre là les extensions successives du port de La Rochelle depuis le milieu du XX e siècle sont particulièrement intéressantes puisqu’il s’agit d’un des ports français où le temps d’accès aux quais est le plus faible. Ainsi les traditionnels ports de fond d’estuaire si intéressants jusqu’au XIXe siècle qui mettaient les marchandises au cœur du continent et directement dans de grandes villes marchandes (telles Londres, Nantes, Bordeaux, Anvers, Rouen, Hambourg mais aussi Baltimore ou Philadelphie) ont perdu de leur intérêt et ce sont leurs avant-ports qui ont pris de l’importance qu’ils soient déjà anciens comme Le Havre ou Saint-Nazaire ou plus récents comme Donges (en aval de St Nazaire) ;  Felistowe et Tilbury pour Londres (au nord de l’estuaire de la Tamise)

Mais le port de La Rochelle facile d’accès souffre pourtant de deux handicaps majeurs : des liaisons médiocres avec son hinterland (surtout par voie ferroviaire qui est une voie unique) et une densité insuffisante de population dans l’arrière-pays.

Un site de réparation navale

Deux formes de radoub (c’est-à-dire des cales sèches permettant de réparer les navires) construites dès la fin du XIXI e siècle sont présentes sur le côté sud du bassin à flot, une grandeur d’environ 180 m de long pour 22 m de large (ce qui correspond au gabarit maximal d’un navire qui peut rentrer par l’écluse), une plus petite d’un peu plus de 100 m de long pour 14 m de large. Elles sont toujours en service et sont fermées par des « bateaux-portes » un système astucieux –également présent à Rochefort dans la forme de radoub où a été construite l’Hermione– qui permet de fermer la forme et de l’assécher.

forme de radoub La Pallice

La plus grande des deux formes de radoub du Port Atlantique La Rochelle

Aujourd’hui la présence de ces deux formes de radoub ainsi que d’un élévateur qui a permis le développement d’un pôle de « refit » (comme on dit dans le jargon spécialisé) Atlantic Refit Center qui s’occupe de l’entretien et de la transformation des navires.

 Un port à vocation militaire ?

Au début du XX e siècle le port de La Rochelle accueille pendant un moment une station de sous-marins (de 1902 à 1913)… mais en réalité les difficultés à manœuvrer dans le bassin à flot amènent à l’abandon de cette activité.

Les Allemands en 1941 considèrent eux le site comme très intéressant et y font édifier une gigantesque base de sous-marins, l’une des plus importantes de la côte atlantique avec celles de Saint Nazaire (dans l’estuaire de la Loire), de Royan  (dans l’estuaire de la Gironde) et de Lorient.

Les travaux entrepris sont colossaux : des millions de mètres-cubes de béton armé sont coulés pour permettre l’édification d’une base à l’abri des bombardements aériens permettant d’abriter dans 10 alvéoles jusqu’à 25 sous-marins. Le plafond est double avec un système de joints en caoutchouc permettant de supporter les impacts de bombes. Une écluse protégée par un blockhaus est également construite à l’entrée du bassin à flot pour éviter que les sous-marins ne soient exposés pendant la manœuvre.

base de La Pallice

L’ancienne base militaire allemande de La Pallice à l’abandon

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la base est abandonnée (contrairement à celle de Lorient récupérée par la Marine Nationale). Les installations se dégradent progressivement. Elles ont momentanément servi de décor de cinéma à l’occasion du tournage en 1989 par Spielberg d’Indiana Jones et les Aventuriers de l’Arche Perdu.

Si une base militaire se justifiait à La Rochelle pendant la Seconde Guerre Mondiale, il n’en est plus de même aujourd’hui, la France avec ses deux grands ports militaires Brest et Toulon (et subsidiairement Cherbourg) n’a pas besoin d’autres ports militaires et surtout pas à cet emplacement sur la côte atlantique.

Les extensions progressives du port de La Rochelle : le môle d’escale

Initialement le port de La Pallice est donc simplement ce bassin à flot construit à la fin du XIX e siècle. Cependant La Rochelle est aussi un port passagers notamment sur la ligne de la Pacific Steam Navigation Company qui relie Liverpool à Valparaiso au Chili. A partir du début du XX e siècle les paquebots deviennent trop gros pour entrer dans le bassin à flot et un môle d’escale est projeté. Il n’est inauguré qu’en 1934 comporte un viaduc d’1,2 km de type Eiffel permettant l’accès aux nouveaux quais. Ce môle d’escale servira ensuite très largement après la Seconde Guerre mondiale pour recevoir les Liberty Ships, ces cargos américains qui amènent des marchandises permettant à l’Europe de manger à sa faim et de se reconstruire.

Ultérieurement le trafic passagers va disparaître, les navires transatlantiques étant supplantés par l’aviation commerciale d’où la destruction de la gare maritime (1969). Le môle d’escale est restructuré et agrandi pour accueillir des navires plus gros, notamment en approfondissant les souilles le long du quai.

Ce terme de « souille » désigne dans un port la zone le long d’un quai qui est une sorte de fosse draguée pour obtenir à cet endroit un tirant d’eau plus important. De cette manière on peut charger facilement charger le navire même à marée basse (il va alors s’enfoncer). Il ne pourra quitter la souille qu’à marée haute s’il est chargé (mais on n’a pas besoin de draguer partout pour obtenir un tirant d’eau aussi important).

Aujourd’hui le môle d’escale accueille des pétroliers (il est pour cela relié à terre par deux oléoducs qui amènent les hydrocarbures aux grosses cuves de stockage situées un peu plus loin) et de gros cargos transportant du vrac industriel : ferrailles, pâte à papier… mais aussi des morceaux d’éolienne qui sont ensuite acheminés en convois exceptionnel à destination. C’est également à cet endroit que sont assemblés les éléments de tours off-shore construits par l’entreprise Réel.

Enfin depuis peu d’immenses navires de croisière font escale à La Rochelle (tel le Britannia de P&O 330 m  de long, 3000 passagers), c’est pourquoi une petite gare de croisière a été récemment inaugurée avec les installations sécurisées (scanner bagages…) nécessaires. 

Le quai Lombard

Situé à l’extrémité nord du bassin à flot, il est mis en service en 1988 (600 m de linéaires, 3 postes à quai) et sert notamment de terminal pour l’exportation des céréales avec la présence d’un convoyeur à bandes qui pré-achemine les céréales depuis les silos situés un peu plus à l’est du port.  C’est le groupe SICA Atlantique (spécialisé dans l’agro-alimentaire et notamment l’exportation des céréales mais aussi l’importation d’engrais et de tourteaux) qui est le plus gros utilisateur de ce quai.

Depuis 2013 le quai abrite également les toutes nouvelles installations du groupe Holcim (tour de 60 m de haut) spécialisé dans le ciment. 

Le terminal de chef de Baie

Des terre-pleins ont été gagnés sur la mer dans la partie sud du port dans les années 1970-1980 pour agrandir le port soit 250 hectares. C’est au début des années 1990 que se fait la dernière mise en service de ces nouvelles installations qui comportent notamment des grues munie de « spreaders », c’est ainsi qu’on appelle dans le jargon technique ces grosses pinces qui permettent de décharger les conteneurs mais, sur ce plan, La Rochelle n’est pas un terminal de conteneurs important faute de place pour le stockage et ne dispose donc pas de ces gros portiques qu’on voit dans les grands ports d’aujourd’hui.

On trouve également à Chef de Baie un terminal « roll-on-roll-off » (ou ro-ro) c’est-à-dire permettant aux semi-remorques de débarquer en roulant ce qui est beaucoup encore plus rapide que de transborder des conteneurs sur des trains ou des camions.

 

quai ro-ro La Pallice

Le terminal ro-ro de Chef de baie

Le long des quais de Chef-de-Baie les souilles atteignent 14 à 16 m de profondeur et seulement 10 m dans le reste du bassin.

On y décharge des bois tropicaux (dont La Rochelle est le 1er port importateur en France) soit forme de grumes et, de plus en plus, de bois sciés en provenance principalement d’Afrique. On trouve également sur cette partie du part de nouveaux silos à blé de l’entreprise SOCOMAC avec l’idée de déplacer progressivement vers cette zone l’embarquement des céréales qui, sinon, génère beaucoup de poussières pour les habitants de La Pallice. On trouve également une entreprise importante importatrice d’engrais (GRATECAP).

L’Anse St Marc

C’est un nouveau site gagné sur la mer au nord du bassin à flot. Un premier quai a été gagné pour les navires de gabarit « panamax » (70 000 t 14 m de tirant d’eau) et un autre est en cours de construction depuis 2014.

Le site de la Repentie

On est encore plus au nord, à l’emplacement d’où historiquement partaient les bateaux pour l’île de Ré, abandonné depuis très longtemps puisque les bacs partaient du môle d’escale et qu’aujourd’hui, depuis 1988, un pont est en service au nord de cette zone.

On y a créé à partir de 2010 un polder de 35 hectares grâce à des enrochements calcaires renforcés par des enrochements plus résistants (roches du massif armoricain venues de Vendée) (C’est un dispositif auquel que l’on est habitués à observer autour de La Rochelle). Ce polder devrait être aménagé dans les dix ans à venir et, provisoirement, n’étant pas encore comblé par des matériaux de récupération, il sert de site de repos pour les oiseaux migrateurs…

 

Conclusion provisoire

Pour conclure, la visite du port de commerce de La Rochelle permet de prendre conscience de la technicité de plus en plus grande des opérations portuaires et de visualiser, à une petite échelle, ce qui se joue dans les grands ports du monde.

Une belle maquette du port et de la ville est accessible au public dans le hall de la Maison du Port (inaugurée en mars 2015), tout au bout de la rue Emile Delmas. On peut également accéder librement à une terrasse panoramique qui permet de voir un certain nombre d’éléments du quartier (La Sirène, l’Intermarché et sa cheminée, les nouveaux logements sociaux, les activités tertiaires de la zone franche –financières, courtage, assurance maritime…-) mais seulement quelques éléments du port (le port de service avec les remorqueurs, les vedettes des douanes, les vedettes des pilotes), l’anse St Marc). Des visites en car sont possibles pour les scolaires.

Ce sont peut-être les plus jeunes de nos élèves (les CM2 et les jeunes collégiens) qui sont le plus sensibles à ce type de visite parce qu’on y voit des objets technologiques très concrets (paquebots, cargos, remorqueurs) et très spectaculaires (grues, spreaders), alors que les plus grands (notamment les Premières) ont plus de mal à saisir, qu’au-delà de ces aspects technologiques, ce qui nous intéresse vraiment en un tel lieu c’est de comprendre comment toutes les activités tertiaires informatisées et beaucoup moins spectaculaires de logistique rendent possibles le fonctionnement d’un tel port et plus largement des grands ports du monde.

 

Pour aller plus loin :

  • Site officiel du Port Atlantique La Rochelle :

http://www.larochelle.port.fr/

  • Site officiel de la Sirène qui explique notamment la transformation du bâtiment en salle de spectacles et studios consacrés aux musiques actuelles

http://www.la-sirene.fr/la-sirene

  • Plus largement sur l’actualité de la marine marchande, un site personnel (Françoise Massard) avec de nombreuses photographies et explications techniques :

http://www.cargos-paquebots.net/index.html

 

  • Un article du Sud Ouest avec de très belles photographies et un reportage sur l’usine de ciment HOLCIM.

http://www.sudouest.fr/2014/11/20/en-images-la-rochelle-comme-vous-ne-l-avez-jamais-vue-1742406-4628.php

 

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