CNRD : « L’espèce humaine » de Robert Antelme, adaptée pour le théâtre

Une initiative qui montre qu’en 2017 les thèmes de réflexion portés par le Concours National de la Résistance et de la Déportation peuvent continuer à vivre autrement que par les témoignages directs de résistants

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L’acteur Diogène Ntarindwa de la compagnie théâtrale Monsieur Madame dans la pièce L’espèce humaine adaptée du récit de Robert Antelme

Dans le département des Deux-Sèvres,  ce sont près de 500 collégiens et lycéens qui sont inscrits au Concours de la Résistance et de la Déportation 2017 .

C’est dans ce cadre qu’un comité de pilotage réunissant l’Éducation nationale, des associations de résistants et déportés, l’Office des anciens combattants (ONAC), et diverses associations, dont l’APHG, a organisé, avec divers soutiens financiers, dont la MAIF et la MGEN,  la venue à Aiffres le 7 février 2017, de la compagnie théâtrale toulousaine Monsieur Madame pour deux représentations de L’espèce humaine, pièce adaptée du récit de Robert Antelme.

Une séance en après-midi était prévue pour les collégiens et lycéens, en présence de l’Inspecteur d’Académie. Les applaudissements des jeunes spectateurs ont témoigné de leur adhésion  à cette représentation.

Qui était Robert Antelme ?

Robert Antelme (1917-1990), résistant, a été arrêté en juin 1944 et déporté en août au camp de Buchenwald puis à Bad-Gandersheim. C’est en 1947 qu’il a publié L’espèce humaine, ouvrage dans lequel il livre son expérience de la déportation et une réflexion plus générale sur cette expérience.

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La couverture de l’ouvrage de Robert Antelme paru en 1947

L’espèce humaine mise en scène par la Compagnie toulousaine Monsieur Madame

Ce sont des extraits de ce texte  qui ont été interprétés par deux comédiens dans une mise en scène épurée, avec des miroirs. Une mise en scène qui file la métaphore de l’ombre et de la lumière dans le décor comme dans l’âme humaine.  La question de la dignité et de l’unicité de l’espèce humaine est au cœur de cette œuvre.

Un échange avec les comédiens

A l’issue de la pièce, un échange s’est installé entre les deux comédiens et un groupe de lycéens, dont certains s’étaient rendus à  Dachau.

La metteure en scène (Maylis Isabelle Bouffartigue) leur a dit qu’elle avait  découvert le livre très tard, qu’elle aurait aimé qu’on lui fasse connaître jeune, et c’est pourquoi elle avait monté cette adaptation théâtrale.

L’autre comédien,  Diogène Ntarindwa, d’origine rwandaise, a été amené à évoquer un autre génocide, celui de 1994 au Rwanda.

article de Guy Brangier APHG Poitou-Charentes

Pour aller plus loin :

Sur la réflexion sur la déshumanisation dans les camps nazis : l’ouvrage de Primo Levi Si c’est un homme publié en Italie en 1947 mais traduit en français seulement en 1987 a complètement éclipsé le récit de Robert Antelme paru en 1947, réédité chez Gallimard en 1957 et qu’on trouve maintenant facilement en livre de poche :

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